Article dans la Nouvelle République : la musique elle aussi a ses cathédrales

Extrait : « Une frêle silhouette marche entre ciel et terre sur une plage déserte vers l’horizon qui, tout là-bas, l’attend. Dès la pochette, l’ensemble de musique médiévale Diabolus in Musica, fondé et dirigé par Antoine Guerber, annonce toute la profondeur, la sérénité, le recueillement et la beauté des Requiems gravés sur son nouveau CD à paraître le 13 avril.
Deux Requiems d’Ockeghem et de Pierre de La Rue, deux monuments de la musique médiévale, de la musique tout court, qui sont, pour la première fois depuis des décennies, à nouveau, proposés au disque. « Avec celui de Dufay, malheureusement perdu, ce sont les deux premiers Requiems polyphoniques de notre histoire », rappelle Antoine Guerber. Ainsi sont réunis Pierre de La Rue, « immense musicien, chéri de Philippe le Beau et de Marguerite d’Autriche » et Ockeghem, franco-flamand lui aussi, qui vécut 45 ans à Tours, personnage important de la cité, trésorier de la basilique Saint-Martin sous Louis XI, compositeur adulé et chanteur à « la voix d’or ».
Ces Requiems, véritables cathédrales de musique « sont des œuvres éblouissantes, aux sonorités extrêmement graves et profondes ». Si graves que pour celui de Pierre de la Rue, écrit en hommage au « vénéré » Ockeghem, dont l’exceptionnelle voix de basse était réputée, il a fallu trouver l’un des rares chanteurs capables de soutenir le pilier de la basse. »

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