
Depuis 1992, l’ensemble Diabolus in Musica explore l’immense répertoire des musiques du Moyen Âge. Sous la direction de Nicolas Sansarlat, les musiciens de Diabolus n’ont cessé de partager et de mettre en lumière, avec excellence, la beauté d’un art musical resplendissant et étonnant, auquel ils ont tant de cœur à donner sens aujourd’hui.
Avec une affinité toute particulière pour le répertoire de l’école de Notre-Dame et pour celui des trouvères, la vitalité de l’ensemble se nourrit tout autant de découvertes d’œuvres musicales inédites que des grandes pages du répertoire médiéval. Qu’il s’agisse d’explorer les œuvres de l’incontournable Guillaume de Machaut ou d’un plus confidentiel Guillaume Faugues, Diabolus in Musica est toujours à la recherche d’un approfondissement de la musique qui est jouée, sur le plan musicologique et sur celui de l’interprétation. L’ensemble s’intéresse ainsi au contexte entourant la musique de l’époque, les liens entre copistes et musiciens ou entre la politique et la musique, ou encore aux statuts sociaux des musiciens, et tout ce que la musique a touché à l’époque.
Ses nombreuses collaborations artistiques depuis 30 ans et sa reconnaissance en France, mais aussi sur la scène internationale ont fait de Diabolus in Musica un véritable pilier de la musique médiévale aujourd’hui.
Parmi les 25 disques parus, certains sont désormais une référence pour la Musique du Moyen Age. Missa Magna (répertoire d’Avignon), Missa se la face ay pale de Guillaume Du Fay, La Messe de Notre Dame de Guillaume de Machaut, Polyphonies de Notre Dame de Paris ou Ma Dame, tresgente et belle, sont des productions remarquables de l’ensemble.
Diabolus in Musica accorde en outre une place importante à la pédagogie, à travers des interventions dans les établissements scolaires, qui permettent d’aborder un répertoire parfois difficilement accessible. L’ensemble a véritablement à cœur de donner les clés nécessaires à tous les publics pour faire découvrir cet univers riche. Il s’attache aussi à transmettre sa passion lors de rencontre médiévales à thème – les Medieval Happi Houre – avec un public toujours plus large.

Fort de ses riches études musicales et aventures artistiques, Nicolas Sansarlat s’est épanoui dans la musique ancienne par la pratique de nombreux instruments. Il parcourt les chants d’une musique qui interroge le passé et le présent, où le non écrit et l’écrit fusionnent pour faire jaillir l’intelligence et le geste musical. C’est avec beaucoup d’humilité et de bonheur qu’il reçoit les clefs de l’ensemble Diabolus in Musica pour poursuivre le partage d’une musique destinée à l’élévation, la compréhension et l’émotion.
Un ensemble soucieux de l’environnement
Les pratiques de l’ensemble Diabolus in Musica ne sont pas énergivores ! Pas de micro ni de projections sonores, très peu de projections visuelles, pas d’effets spéciaux. Les musiciens se déplacent en transport en commun, avec leur voix ou leurs instruments anciens !
Les besoins en moyens techniques sont limités à leurs plus simples expressions : de l’eau, des chaises et une lumière suffisent à laisser la magie de la musique opérer ! L’ensemble Diabolus in Musica est sensible à la question environnementale dans ses activités. La structure Diabolus in Musica est membre de l’association ARVIVA (Arts Vivants, Arts Durables) qui regroupe des acteurs du monde du spectacle pour interroger les pratiques des métiers du spectacle afin d’améliorer leur impact sur l’environnement et de les changer pour transformer leurs modèles.
Les salariés permanents se déplacent le plus souvent possible à vélo ou en transports en commun vers leur lieu de travail. Le télétravail est pratiqué dès que cela est possible pour éviter les déplacements inutiles. Pour les artistes, le train est le moyen de transport le plus largement utilisé. Les lieux de répétitions sont choisis de manière à minimiser l’usage des transports. Le train remplace l’avion aussi souvent que possible, ce dernier étant utilisé uniquement lorsqu’aucune autre option n’est accessible. Nous essayons aussi, dans la mesure du possible, de favoriser les séries de concerts et d’interventions pédagogiques, afin de rendre chaque déplacement le moins impactant possible.
L’adoption de principes écologiques fait sens pour l’Ensemble Diabolus in Musica : tri des déchets, achat de gourdes et refus de bouteilles plastiques dans les projets, priorisation d’une alimentation biologique et végétarienne lors des productions, numérisation d’un maximum de supports, mention des gestes responsables, etc.