
Violoniste de formation, Nicolas Sansarlat se passionne très tôt pour la musique ancienne. Diplômé en musique ancienne et en musique d’ensemble au Département de Musique Ancienne du CNR de Tours dirigé par Marie-Anne Pottier, il bénéficie des enseignements d’Anne-Marie Turion, de Pascale Boquet et de Denis Raisin-Dadre. Il s’initie également aux anches de la Renaissance avec Michèle Vandenbroucque.
De 2003 à 2005, pour approfondir ses connaissances dans le contrepoint historique, il étudie le langage musical de la Renaissance au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Musica Practica avec Olivier Trachier.
En 2005, il obtient aussi son Diplôme d’Etat d’enseignement des instruments anciens à cordes frottées. Animé depuis toujours par la Direction d’Orchestre, il se forme au CNR de Tours, à l’Ecole Nationale de Musique et de Danse d’Evry avec Nicolas Brochot ainsi qu’au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Il aborde aussi les cours d’orchestration, d’analyse, d’écriture au CNSMD de Paris. Très intéressé par les danses Renaissance et la belle danse, qui renforcent, selon lui, le lien entre ce qu’il joue et le geste, il s’investit auprès de danseurs débutants et confirmés qu’il accompagne en solo ou avec divers ensembles, lors de stages, de bals et de spectacles.
En 2006 avec sa lira da braccio, il prend part au projet de restitution de la « Fabula di Orfeo » d’Angelo Poliziano (fable du 15e siècle), réalisé dans le cadre de la formation professionnelle de la Fondation Royaumont.
En 2010, pour s’enrichir de l’enseignement d’Odile Edouard, il intègre la classe de violon baroque au Département de Musique Ancienne du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon et obtient un master avec mention très bien, à l’unanimité.
Son expression musicale se révèle dans la pratique de nombreux instruments à cordes utilisés du XIIe siècle à nos jours : vièles médiévales, rebec, lira da braccio, violons qu’il complète avec la flûte et le tambour ainsi que les cornemuses et les hautbois de la Renaissance.
Son intérêt se porte naturellement sur la musique et les instruments, mais aussi sur leur rayonnement, leur place et leurs fonctions dans la société. Il l’amène à côtoyer, lors de conférences ou en ateliers, des luthiers, organologues et chercheurs se penchant sur la question des origines du violon.
Il prend la direction d’ensembles pour des projets conséquents, tels que la Passion selon Saint-Matthieu de J. S. Bach, donnée au sein de l’intégrale des cantates au Temple du Foyer de l’Âme à Paris, ou bien pour Max et les Maximonstres de Jean-Pierre Seyvos, un opéra contemporain pour enfants, donné dans le cadre du Centre Culturel de Rencontres d’Ambronay.
En 2022, succédant à Antoine Guerber, il reprend la Direction Artistique de l’ensemble de musique médiévale tourangeau Diabolus in Musica.